L’ouverture absolue : une tendance francophone dans les MOOC ?


Ces derniers jours, France Université Numérique a lancé une consultation sur Facebook (https://www.facebook.com/france.universite.numerique) et sur Twitter (#IDEEdeMOOC) pour récolter des sujets de MOOC. Jusqu’au 17 décembre, chacun est invité à proposer des thèmes. Un vote sera organisé et l’idée remportant le plus de suffrages sera scénarisée lors d’un #MOOCAMP le 11 janvier prochain sous la forme d’un prototype.

À cette occasion, plusieurs remarques pointent les conditions de scénarisation du MOOC qui sera élu. Je retiens la proposition de Jean-Paul Moiraud (@moiraud) de profiter de l’occasion pour associer des publics (pour lui scolaires et universitaires) habituellement cloisonnés.

Plusieurs MOOC francophones jouent actuellement la carte de l’ouverture dans leur scénario. Dans ITYPA2, à côté des groupe formés de façon spontanée par les participants, des groupes se sont également agrégés autour de partenaires (privés, institutionnels, associatifs) proposant des retrouvailles en présentiel et des axes de réflexion. Le MOOC Elearn2, qui se déroule autour d’une formation  universitaire tutorée dans le cadre d’un master, s’ouvre à une communauté de 850 participants. De même, la deuxième édition du MOOC ABC Gestion de Projet associe des groupes qui s’auto-tutorent. Certains groupes s’organisent de façon transversale et participent à plusieurs MOOC, par exemple, ITYPA2 + Elearn2.

©renjith

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Ces initiatives  montrent à quel point les participants d’un MOOC ressentent le besoin de diriger leur apprentissage, de s’organiser ensemble pour mieux s’organiser individuellement et progresser. Ils y sont du reste fortement encouragés par les animateurs de ces MOOC. Que cette guidance soit réalisée par des professionnels de l’encadrement pédagogique ou non, elle constitue, comme dans les autres FOAD, un ingrédient indispensable à la réalisation des apprentissages.

Faire jouer un MOOC sur plusieurs semaines avec une équipe d’animation dédiée est une excellente idée.  Mais ne peut-on pas pousser la notion d’ouverture un peu plus loin ? Par exemple,  en mettant à disposition les contenus du cours de façon permanente, de sorte à permettre aux institutions éducatives comme à des groupes informels d’utiliser ces ressources riches au moment où elles le souhaitent ?

Cultiver les ouvertures pourrait être un élément distinctif dans les MOOC francophones.