Bilan d’ITyPA


Dans le message Mes problématiques, mes questions, je listais mes objectifs identifiés au début d’ITyPA :

Aujourd’hui, comment ai-je avancé sur ces points ?

1. Définir la compétence collective : s’applique à un individu ? à un groupe ?

J’ai peu avancé sur cette question. J’ai essayé de l’aborder par l’observation de la communauté ITyPA (Qui est nous ?) mais je n’ai pas réussi à creuser la question. Je pense néanmoins que les thèmes des semaines 6 et 7 auraient pu me remettre le pied à l’étrier, mais je me suis concentrée sur l’élaboration d’un Scoopit à cette période.

J’ai renoué avec la question en consultant la carte de Christine sur l’intelligence collaborative. Dans son approche, elle relève qu’on reconnait bien une bêtise collective, et que par conséquent,  l’intelligence collective doit bien exister. Une autre piste, trouvée sur le site de François Müller : « il y a des compétences (et donc des savoirs) qu’aucun n’aurait pu détenir, ni inventer ou construire seul » . Je pense y revenir plus tard. Cette exploration me semble nécessaire pour pouvoir organiser, en toute connaissance de cause un MOOC et l’animer.

2. Scénariser un MOOC pour l’apprentissage des langues

J’ai pour l’instant posé quelques jalons dans un brouillon (non-publié) pour un MOOC en FLE « Avoir et partager des expériences culturelles ». J’ai 9 thèmes hebdo, un principe de scénario hebdomadaire et quelques pistes concernant les appuis humains à mettre en œuvre ainsi que quelques idées sur les fonctionnalités de l’environnement à préparer.

3. Découvrir et pratiquer de nouveaux outils : être capable de critiquer un usage d’outil, d’en conseiller

4. Faire le ménage dans mes propres outils et réseaux sociaux

Je pense que c’est l’aspect que j’ai le plus investi au cours de ce MOOC, avec le point 4. J’ai découvert des outils-clés pour donner du sens à l’EPA et pour agréger ces outils dans un ensemble que j’ai voulu mettre au service des points 1 et 2. Côté appareil, l’EPA fonctionne avec des ressources facilement identifiables (réunies dans mon IGoogle grâce aux flux RSS). Je cherche au-delà des moteurs avec Yippy, Icerocket et Samepoint et je conserve la trace et mes annotations sur Evernote. Cela me sert à préparer les billets du blog WordPress ainsi qu’à alimenter la veille sur Scoopit. La publication Scoopit est partagée sur Facebook, Twitter (qui du coup revit un peu !) et WordPress. Ces liens entre les outils et les notifications que je reçois me permettent enfin d’alimenter gentiment de nouvelles sources de veille et d’identifier des personnes intéressées par les mêmes sujets que moi… et que j’ajoute dans Google+. Tout cela forme une boucle fonctionnelle plutôt satisfaisante 🙂

NB : en gras les outils expérimentés au cours d’Itypa.

Côté ménage, je me suis résolue à mettre entre parenthèses Pearltree car je me rends compte que je n’y vais pas par réflexe, au contraire des autres. Bien sûr, il y a encore quelques petits ajustements à faire pour affiner ces usages. Par exemple, j’ai partagé mon carnet Evernote, mais je ne suis pas parvenue à identifier de nouvelles personnes grâce à cela.

Un bilan positif concernant ces questions de départ ! Alors merci Itypa et merci aux moockitos pour les petits et grands échanges qui m’ont notamment fait progresser sur un point que je n’avais pas identifié au départ : transformer son comportement. C’est sans doute ce qui prend le plus de temps (faire évoluer son point de vue). Aujourd’hui, je sens que mes convictions de formatrice s’enrichissent de l’esprit d’un C-MOOC : penser « service à l’apprenant » (qui est responsable de son cheminement) plutôt que structuration des contenus et encadrement des productions. C’est assez embryonnaire encore comme prise de conscience, mais je pense que cela va se décanter peu à peu.

© tekila

© tekila

En tout cas je me sens riche aujourd’hui de nouveaux compagnons de route : Déborah, Gilles, Pascal, Maud, Jack, Olivier… Un grand merci à tous !

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Qui est nous ?


Dans Premiers souvenirs d’un EPA, je parlais des stratégies fondatrices de notre groupe d’apprentissage du DESS.  Ce « nous » était une personne. On retrouve la même idée dans Comme un gamin. L’auteur parle de l’envie qu’il a de se lancer dans une aventure qui fait plaisir.  C’est pas rien le plaisir !

Mais qui est ce « nous » ?

Déjà, il est reconnu, car le « gamin » reçoit tous les jours une lettre des 4 organisateurs du mooc. On sait qu’on est 900, presque 1000 ?

Représentation éclatée (Isabelle Gruet le dit dans son blog au début du mooc).

Les outils qui peuvent nous aider  à nous représenter comme groupe :

  • La lettre d’information d’ActionFLE
  • Les stats
  • Les infos des organisateurs (on doit être 1100 d’après JM Gillot il y a 10 jours… et aujourd’hui ?)
  • des appels à formation de groupes pour avancer ensemble sur une question (collecte de jeux de mots, rassembler les questions à poser à l’invité de la semaine)
  • les forums d’ITyPA
  • analyse du questionnaire 1 d’ITyPA
  • L’IRC, channel itypa http://webchat.quakenet.org/#

Un groupe, habituellement, on en connait les contours, on sait qui est dans le groupe et l’image du “nous” s’élabore dans l’addition des identités du groupe. Et dans le mooc ?