EPA pour l’apprentissage d’une langue


EPA langue

En lisant l’article de Matthieu Cisel qui s’interroge sur l’avenir de sa recherche sur l’auto-apprentissage des langues en ligne, j’ai pensé au rôle de l’environnement personnel d’apprentissage (EPA) dans la pratique de l’autodidacte. J’ai donc cherché si de tels EPA avaient été formalisés par des internautes pour les langues. Je suis tombée sur le blog de Sophie, enseignante en FLE, qui présente son propre modèle conçu au cours du MOOC ITyPA. Et aussi sur un article analysant les pratiques d’apprentissage en langue d’étudiants au Maroc rappelant la définition d’un EPA : « les environnements personnels d’apprentissage sont des systèmes qui aident les apprenants à prendre le contrôle et à gérer leur propre apprentissage en leur fournissant un support pour : définir leurs propres objectifs, gérer leur apprentissage que ce soit le contenu et le processus, communiquer avec les autres dans un processus d’apprentissage et atteindre ses buts. »

Avec cette infographie, je propose un cadre pour élaborer son EPA en langue. En fonction de la situation de l’apprenant et de son rythme d’apprentissage, les items des rubriques « apprendre » et « culture » ne sont pas mobilisés tous en même temps. Par exemple, si je reprends la posture de Matthieu pour découvrir une langue parfaitement inconnue, on peut programmer, dans les premières séances :

  • dans Apprendre-langue : identifier des contenus pour découvrir les fondamentaux comme l’alphabet, la prononciation, des exemples de formules de base pour saluer, se présenter, mais également compléter par des ressources papier comme des méthodes ;
  • dans Apprendre-à l’écrit : intégrer dans ses réseaux sociaux des profils de natifs de la langue-cible pour s’immerger dans des énoncés courts et mobiliser un dictionnaire et/ou un traducteur en ligne ;
  • dans Culture : se documenter (dans sa langue) sur l’histoire de la langue et du pays, comprendre les comportements et rituels, s’intéresser à la production artistique des locuteurs de la langue-cible.
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La perception mémorielle de 24 Itypiens


Je remercie les 24 personnes qui se sont prêtées au jeu du test que j’ai proposé en semaine 1 d’Itypa3. Comme promis, voici les résultats :

résultat sondage Itypa3 sur les types de mémoire

Ce résultat recoupe ce qui habituellement observé dans ce type de test : il y a un peu plus de personnes qui sont « visuelles ».

Mais que faire avec cela ? y a-t-il une utilité ?

Pour certains ce type d’approche relève de la légende, de la croyance et « est un reste fossile de la théorie des mémoires partielles de la fin du XIXe siècle ».

Pour d’autres il s’agit d’un type de mémoire utilisé pour encoder et traiter une information temporairement.

Dans la page de résultats du test, on trouve un portrait rapide de chaque type de mémoire et des conseils pour la renforcer. Pour les visuels, l’article met en avant une préférence pour les représentations schématiques et un déficit d’attention qui serait dû au fait que l’on se laisse distraire, dans les conversations, par les gestes, les attitudes, bref, tout ce qui se « regarde ». Tandis que les auditifs préféreraient le « droit au but » et auraient des mécanismes de mémorisation plus lents que les autres.

Personnellement, j’ai fait d’autres tests dont les résultats étaient différents. On peut donc accueillir ce genre d’invitation à se tester avec une relative circonspection 😉

Et particulièrement dans Itypa ?

Est-ce qu’un profilage perceptif peut influencer le type d’outil que nous préférons intégrer dans notre environnement personnel d’apprentissage ? il faut bien avouer que les outils de recherche, de veille et d’organisation de l’information récupérée sur Internet sollicitent davantage la vision que l’audio. En revanche, pour les outils qui permettent de médiatiser et partager nos opinions, nos idées, nos représentations, on a plus de choix : dans les productions, on peut préférer du texte, des cartes conceptuelles, des infographies… ou des échanges synchrones, des capsules vidéo.

Parmi les détracteurs du profilage on trouve des positions modérées qui reconnaissent l’intérêt qu’il y a à mieux se connaître dans notre rapport aux formes d’informations et d’interactions. A ce sujet, et si l’aventure vous tente, je vous recommande ce dossier sur « Apprendre à apprendre » qui me semble bien dans l’esprit de l’expérience que vous allez vivre dans Itypa. Il contient aussi des tests qui me semblent plus consistants que celui auquel vous avez répondu.

Bonne suite d’Itypa à toutes et à tous.

Le calendrier d’ITYPA3


 

Semaines

Dates

Thèmes

Contenu et activités

S0

26 sept-9 octobre Se préparer Pré-mooc

S1

10-16 octobre S’approprier Évaluer son temps, son niveau d’aisance. Définir ses objectifs

S2

17-23 octobre S’identifier Outils et pratiques d’apprentissage. Les usages pour mieux apprendre. L’EAP

S3

24-30 octobre Rechercher Méthodologie. Web sémantique, moteurs de recherche

S4

31 oct-6 novembre Veiller Outils de veille et de curation, flux RSS

S5

7-13 novembre Publier et partager Identité numérique, licences de partage

S6

14-20 novembre Collaborer Produire une ressource collective. Social-learning

S7

21-27 novembre Co-construire Communauté de pratique. Biens communs
S8 28 nov-4 décembre Se former Formaliser sa démarche d’apprentissage
S9 5-11 décembre Et la fête continue… Apprendre tout au long de la vie. Nourrir son réseau

Présentation interactive du programme

Itypa 2 : pourquoi fournir le flux RSS de son blog ?


Nouveaux Itypiens, bonjour,

Vous avez noté les appels à fournir le flux RSS de votre blog (si vous en avez un) de l’équipe organisatrice. Pourquoi ? comment faire ? et quel avantage dans le site http://mooc.fr/itypa2/ ?

Je commence par le « comment faire » 

RSS01Vous arrivez sur cette page  qui explique le « pourquoi »

RSS2Pour l’identifiant, vous le connaissez. Pour le lien RSS de votre blog, il suffit d’ajouter /feed/ à la fin de l’adresse. Cela donne ceci pour mon blog : https://annavetter.wordpress.com/feed/

Et enfin, quel avantage ?

Une fois votre blog répertorié par l’équipe d’Itypa, le site vous notifie l’actualité sur les articles de votre blog qui parlent d’Itypa (en haut à droite).

NotificationsÉtant donné que vos messages relatifs à Itypa dans votre blog servent à vous faire connaitre des autres Itypiens, la connexion au site du MOOC vous permet de garder le fil de ce qui se passe sur votre blog.

Elle est pas belle la vie ?

 

 

 

ITYPA 2… objectifs


Objectif n°1 : rénovation des outils, notamment IGoogle me fait signe tous les jours qu’il reste peu de temps avant la fermeture du service. Il me faut trouver un remplaçant. Pour cela, j’ai lu quelques articles du type « les X meilleurs outils pour remplacer GoogleReader et IGoogle » mais je dois dire que cela manquait d’arguments pour faire un choix raisonné.  Je vais interroger la communauté des ItYpiens pour savoir ce qu’ils ont mis en place et pourquoi.

Cher lecteur… une proposition ?

Objectif n°2 : MOOC et apprentissage des langues. Dans la vidéo de lancement, Christine évoquait un groupe MOOC et FLE. Super. De quoi réseauter en perspective et échanger sur ce que pourrait être un MOOC pour apprendre une langue. Identifier les personnes intéressées serait un bon début.

Objectif n°3 : évaluer ma pratique depuis ITYPA 1. Notamment sur la veille. Pour l’instant, un Scoopit mis en place. Mais tout ça est-ce bien optimisé ? Pour les sources, j’utilise toujours IceRocket et de plus en plus Twitter. Ce qui peut être amélioré : identifier des retours d’expériences des MOOCs que j’ai identifiés. L’idée serait de faire des petites synthèses ensuite pour capitaliser sur le sujet. Où ça ? le blog ?

Objectif n°4 : rendre plus concrète la notion de compétence collective. Quels observables de cela dans ITYPA ? quelle reconnaissance aussi ? si on imagine des badges, doivent-ils être détenus par un groupe identifié ou par un individu ?

Les services en ligne loyaux


On le sait théoriquement, ce qui est gratuit ne l’est pas vraiment (par exemple, Facebook vend nos informations personnelles à des annonceurs).

Un participant du mooc GDP évoque « les services en ligne loyaux ». Je découvre cette belle formule. Le site de l’association francophone des utilisateurs de logiciels libres (AFUL) définit ainsi ces services qui permettent :

  • à leurs utilisateurs de disposer, dans un format ouvert, de l’intégralité de leurs données ainsi que des données et informations liées nécessaires pour l’exploitation de ces données par un autre fournisseur de service en ligne ;
  • à leurs utilisateurs de disposer sous licence libre de tous les logiciels nécessaires pour mettre en œuvre le service en ligne afin de pouvoir bénéficier du même service sur une infrastructure autonome ou exploitée par une tierce partie ;
  • à un concurrent potentiel de proposer un service comparable, excluant tout verrouillage juridique empêchant la possibilité d’offrir le même service ;
  • un usage du service par tous, partout, et sans discrimination aucune vis-à-vis d’un groupe ou d’une personne ;
  • à leurs utilisateurs la garantie du secret absolu et la protection de leurs données, y compris sous forme anonymisée. La fourniture à un tiers de données relatives à l’usage du service ne peut se faire sans un accord préalable explicite de l’utilisateur, au cas par cas.

Le participant indique les alternatives suivantes :

Personnellement, je ne connais ni ne pratique aucun de ces services. Et vous ?

Bilan d’ITyPA


Dans le message Mes problématiques, mes questions, je listais mes objectifs identifiés au début d’ITyPA :

Aujourd’hui, comment ai-je avancé sur ces points ?

1. Définir la compétence collective : s’applique à un individu ? à un groupe ?

J’ai peu avancé sur cette question. J’ai essayé de l’aborder par l’observation de la communauté ITyPA (Qui est nous ?) mais je n’ai pas réussi à creuser la question. Je pense néanmoins que les thèmes des semaines 6 et 7 auraient pu me remettre le pied à l’étrier, mais je me suis concentrée sur l’élaboration d’un Scoopit à cette période.

J’ai renoué avec la question en consultant la carte de Christine sur l’intelligence collaborative. Dans son approche, elle relève qu’on reconnait bien une bêtise collective, et que par conséquent,  l’intelligence collective doit bien exister. Une autre piste, trouvée sur le site de François Müller : « il y a des compétences (et donc des savoirs) qu’aucun n’aurait pu détenir, ni inventer ou construire seul » . Je pense y revenir plus tard. Cette exploration me semble nécessaire pour pouvoir organiser, en toute connaissance de cause un MOOC et l’animer.

2. Scénariser un MOOC pour l’apprentissage des langues

J’ai pour l’instant posé quelques jalons dans un brouillon (non-publié) pour un MOOC en FLE « Avoir et partager des expériences culturelles ». J’ai 9 thèmes hebdo, un principe de scénario hebdomadaire et quelques pistes concernant les appuis humains à mettre en œuvre ainsi que quelques idées sur les fonctionnalités de l’environnement à préparer.

3. Découvrir et pratiquer de nouveaux outils : être capable de critiquer un usage d’outil, d’en conseiller

4. Faire le ménage dans mes propres outils et réseaux sociaux

Je pense que c’est l’aspect que j’ai le plus investi au cours de ce MOOC, avec le point 4. J’ai découvert des outils-clés pour donner du sens à l’EPA et pour agréger ces outils dans un ensemble que j’ai voulu mettre au service des points 1 et 2. Côté appareil, l’EPA fonctionne avec des ressources facilement identifiables (réunies dans mon IGoogle grâce aux flux RSS). Je cherche au-delà des moteurs avec Yippy, Icerocket et Samepoint et je conserve la trace et mes annotations sur Evernote. Cela me sert à préparer les billets du blog WordPress ainsi qu’à alimenter la veille sur Scoopit. La publication Scoopit est partagée sur Facebook, Twitter (qui du coup revit un peu !) et WordPress. Ces liens entre les outils et les notifications que je reçois me permettent enfin d’alimenter gentiment de nouvelles sources de veille et d’identifier des personnes intéressées par les mêmes sujets que moi… et que j’ajoute dans Google+. Tout cela forme une boucle fonctionnelle plutôt satisfaisante 🙂

NB : en gras les outils expérimentés au cours d’Itypa.

Côté ménage, je me suis résolue à mettre entre parenthèses Pearltree car je me rends compte que je n’y vais pas par réflexe, au contraire des autres. Bien sûr, il y a encore quelques petits ajustements à faire pour affiner ces usages. Par exemple, j’ai partagé mon carnet Evernote, mais je ne suis pas parvenue à identifier de nouvelles personnes grâce à cela.

Un bilan positif concernant ces questions de départ ! Alors merci Itypa et merci aux moockitos pour les petits et grands échanges qui m’ont notamment fait progresser sur un point que je n’avais pas identifié au départ : transformer son comportement. C’est sans doute ce qui prend le plus de temps (faire évoluer son point de vue). Aujourd’hui, je sens que mes convictions de formatrice s’enrichissent de l’esprit d’un C-MOOC : penser « service à l’apprenant » (qui est responsable de son cheminement) plutôt que structuration des contenus et encadrement des productions. C’est assez embryonnaire encore comme prise de conscience, mais je pense que cela va se décanter peu à peu.

© tekila

© tekila

En tout cas je me sens riche aujourd’hui de nouveaux compagnons de route : Déborah, Gilles, Pascal, Maud, Jack, Olivier… Un grand merci à tous !

Etat des lieux de 8 semaines d’ITyPA


Un petit aperçu du temps comptabilisé dans les activités d’ITyPA sur les semaines 1 à 8 :

duree_itypaSem1-8Chaque début de semaine, je me suis fait un programme avec des activités à réaliser. Il y a des constantes dans cette liste : regarder la vidéo du jeudi soir, lire les ressources proposées. Pour dresser cette liste de choses à faire, j’ai été guidée par deux éléments : les objectifs fixés la première semaine afin de garder un cap, et faire des choses qui ont du sens et qui donnent envie de les faire. Cela a plutôt bien marché et j’ai globalement réalisé les tâches de ma liste.

Nombre de tâches : 8 hebdo en moyenne

Nombreuses les deux premières semaines (14 et 13), les tâches se sont stabilisées ensuite autour de 8 par semaine. A partir de la semaine 6, j’observe une forme de routine (pas désagréable du tout ! ) qui se focalise autour d’activités comme alimenter ma veille sur les MOOCs et l’apprentissage des langues et les réponses aux questions du cours dans les pads et googledocs.

Et après ?

Je pense que j’aimerais bien continuer l’aventure sur un rythme hebdo mais en limitant le nombre des tâches pour que cela reste plaisant et congruent (rester centrée). L’aventure avec qui ? avec vous bien sûr ! et mes amis à partir de la semaine 5 (Pascal, Deborah, Gilles, Olivier, Stéphane… que je remercie pour leur aimable et joyeuse compagnie).

Mon EPA


Ceci est une représentation. Pas encore un usage. Mais déjà du ménage !

En rouge, la démarche, en orange, le quoi/le qui, en gris, les outils.

Merci à